mercredi 10 juin 2015

Kickstarter : Fury Outburst Control


(clique clique pour dépenser tes sous)

Bon, je n'ai pas encore fait la présentation de Fury. Mais voilà, l'ami Whispe lance ce soir sa deuxième campagne de financement participatif, du "crowdfunfing" comme on dit... quand on arrive à le prononcer. 

Du coup, je suis au taquet et j'anticipe un peu sur mon article à venir :


(clique sur l'image et va chercher bonheur)


Alors en attendant un article plus complet sur le jeu, Fury, c'est quoi ?
- un jeu d'escarmouche, avec 3 à 6 figs par camp
- un univers un peu barré, ou des orques au style Empire Romain affrontent des nains gitans, des gobelins soviétiques et des yétis
- des figs avec des pures tronches, des tirages de qualité, et un style old-school assumé
- des règles gratuites, tactiques, avec une V2 qui vient de sortir et qui paraît qu'elle est plusse mieux encore que celle d'avant qu'elle était vachement bien déjà ! (c'est comme les lessives qui lavent plus blanc que blanc)
- un créateur accessible et français... bon, c'est pas forcément le plus important, mais c'est toujours chouette de pouvoir le croiser sur un salon ou à une convention.

Pour plus de détails, on verra ça dans un autre article. Passons au KS.


Le but de cette campagne est double :

1) les Pirates. 
Il s'agit d'une nouvelle faction, que la campagne permettra de sortir, et dont voici les concepts :




2) les "Armes lourdes"
Il s'agit ici de nouvelles unités, pour renforcer les factions existantes... mais il y en a également une de prévue pour les pirates. Il a pensé à tout ce Whispe !
Comme le nom l'indique, il s'agira d'unités imposantes, au style de combat subtil et raffiné. Voyons voir ce que le père Whispe nous a concocté.

Un lion, pour les Orques :

Un ange, pour le Royaume humain d'Esialdès :


Mon préféré, un hamster de guerre ou "Warhamster" (hahahaha) pour les Gobelins :

Un ours pour les nains voleurs de poules gitans !

Un robot de combat surnommé R.A.B.B.I.T. pour les Vixens :



Ainsi que bien d'autres choses, puisque bien évidemment les yétis auront également leur arme lourde, ainsi que comme je l'annonçais, les pirates. 
Whispe nous annonce un KS souple et "banquier-friendly". Il sera notamment possible de commander des starters pour ceux qui voudraient se mettre au jeu... ou attaquer une nouvelle faction.

Pour ma part, j'attends avec hâte le Warhamster, puisque Whispe m'a attiré sur son jeu en me parlant entre autre de ce concept. Autant vous dire que s'il ne sort pas, ça va être le drame. Alors allez donner vos sous à Whispe (enfin, à son jeu, quoi) !
Et n'oublions pas le Gobderuine :




Le lien vers le KS : 










lundi 8 juin 2015

Tournoi Eden de Moncheaux - 07 06 2015


Ce week-end s'est déroulé le tournoi annuel des Nerviens, à Moncheaux :



Cette année le club proposait pour la première fois un tournoi X-Wing, ainsi qu'un tournoi Eden. Si vous avez lu mes précédents articles - ou tout simplement le titre de l'article - vous vous doutez que c'est de ce dernier que je vais parler.





J'ai participé à l'organisation du tournoi en amont, mais le jour J c'est l'ami Vorak (un gros gros merci à lui) qui a tout géré, me permettant du coup de participer en tant que joueur.
J'ai choisi de jouer ma Résistance, puisque je venais de finir (la veille) la 4ème figurine de mon CDA, à savoir Ashton. Côté compo, j'ai tapé dans le truc super scientifique et rigoureux puisque c'est ma femme qui a choisi mes combattants au pif parmi ceux disponible. Je jouais donc :
  • Jack (chef)
  • Ashton
  • Martin
  • Pamela (avec le profil de Kate)


L'aventure commence le samedi soir avec l'arrivée de mon frère, Kaah, et de notre ami Fantomas. La bande de Fantomas n'étant pas finie d'être peinte, je lui prête les Jokers que j'ai récemment achetés à Whispe  (l'auteur de Fury, dont je parlerai dans un futur article).
Je briefe donc le Fantomas sur une petite compo simple que je lui avais préparée, et je me rends compte... qu'en fait il n'a jamais joué. C'est parti pour une initiation en accéléré pendant la soirée.



Dimanche matin, direction Moncheaux, sans encombre. Sauf qu'une fois à Moncheaux, impossible de trouver la salle, mon GPS me fait tourner en rond. Fort heureusement, à mon 112ème passage devant la salle Esprit me voit et m'intercepte. Ouf.

En saluant tout le monde, je retrouve avec plaisir des têtes connues, et en découvre de nouvelles. Nous sommes 14 survivants de l'apocalypse, prêts à en découdre.
 A noter la présence de PokPok, qui est l'un des joueurs qui m'ont initié à ce jeu lors du premier W-Day ! On n'a pas joué ensemble, mais j'ai trouvé ça cool de le recroiser et de pouvoir papoter un peu avec lui entre les parties.


Les parties, puisqu'on en parle.

Partie 1 :
Pour la première partie de la journée, j'affronte le Compteur qui m'a lancé un défi. Super content, pour avoir déjà joué avec lui je sais que l'ambiance sera cool et la partie intéressante. Il joue une bande du Stigmate Protection, mise pour être premier et me sort les Tourelles.
Je teste une mission de faction, avec l'Abri souterrain. Le but pour moi est de mettre à l'abri mes Résistants dans un bunker, dont l'entrée est cachée sous un décor... mais j'ignore lequel. Le bon point de cette mission est que si je sors toutes mes figs la partie s'arrête. Comme le Compteur marque des points à chaque tour sur sa mission, moins il y a de tours, moins il engrange de points.


Le Compteur joue assez peu sa mission, mais joue à fond le contre de la mienne. Je me fais pourrir tous mes plans par M'Bonga, un petit pygmée avec une sarbacane qui me fait baisser les Rap (rapidité) de mes combattants. Je suis donc contraint de réagir là où j'aurais bien besoin de mener la danse.
Je prends donc une petite défaite 50 à 60 en perdant 2 figs, et en en sortant deux.



Partie 2 :
La seconde partie sera en multijoueurs. Nous sommes 4 autour de la table, j'y retrouve Kaah, Fantomas, et fais la connaissance d'un joueur Anges de Dantes.
La partie se joue dans un ancien parking où s'entassent les épaves de voitures.

Mes Résistants et l'ISC de Kaah, qui sont des ennemis historiques, se retrouvent sur un parking pour régler leurs comptes.



Problème, des Jokers s'amusaient à foutre le feu aux carcasses...



... et des Anges de Dantes ont été attirés par le bruit des saltimbanques.



Je me retrouve pris en tenaille entre les bikers, qui me rentrent violemment dans le lard, et les clowns qui me harcèlent.



Les Anges de Dante expliquent aux Résistants leur façon de penser, à grands coups de hache dans la face :


Tandis que côté Jokers les couteaux et les cocktails molotov volent :




Forts de leur nombre, les clowns s'en prennent également aux drones. La rencontre entre Sergueï et le Shinobi sera brève, brutale et définitive :


Au final, je me fais éradiquer, pris en tenaille entre les 2 bandes de psychopathes. Je n'ai même pas l'occasion de me frotter aux drones de L'ISC.
Je termine troisième sur quatre pour cette partie.




Partie 3 :
Après une pause repas bien méritée, tranquille dehors, on remet ça.
Pour ma troisième partie, j'affronte Vorak et son ISC. Bon ben voilà, cette fois je vais avoir l'occasion de dessouder un ou deux robots.
Je joue les Reliques et Vorak me joue une Expédition punitive en mission secrète. 


Je me fais attraper au centre de la table, mais je parviens à ramasser les 2 autres reliques assez vite et à les garder en faisant courir les affreux robots.
Victoire pour moi 100 à 60 !



Partie 4 :
Pour ma dernière partie de la journée, je rencontre Rob Mustaine et ses Jokers.
Je n'ai pas de photos de cette partie... soit j'ai oublié d'en prendre (la fatigue aidant), soit j'ai eu un bug.
En face, une compo "chiante", pas faite pour taper spécialement fort mais plus pour harceler et mettre des bâtons dans les roues. Il joue la Came, une mission avec 9 objectifs à ramasser, que je ne connais pas, mais qui permet de scorer assez fort comme je vais le découvrir. Je choisis une Exploration en mission secrète.
J'envoie Martin et Ashton cogner sur les figs qui portent des jetons et que j'arrive à attraper, puis sur les deux derniers tours je me disperse sur la carte.
Victoire 135 à 105.



La remise des prix :
Au final, 4 bonnes parties. J'ai passé une super journée, j'espère que les autres joueurs se sont aussi bien amusés que moi et qu'on les reverra sur les prochaines éditions. Je finis en 5ème position, assez surpris de ma performance quand Vorak annonce le classement. 
PokPok termine premier avec sa bande de Jokers. C'est Fantomas qui a l'insigne honneur de repartir avec la cuillère en bois.
Et c'est Jolyane qui remporte le prix de peinture avec sa bande de Néphilims, que l'on voit en action sur cette photo :




Pour terminer cet article très court ( :-P ), voici quelques photos des parties qui se sont déroulées autour de moi. Etant moi-même occupé à jouer, j'ai pris les clichés rapidos, du coup je n'ai pas forcément des photos (ou pas assez bonnes) de toutes les bandes présentes.

Les Jokers de Fantomas affrontent l'ISC de Rémi  :


Le numéro de cirque de Fantomas ne fait pas rire les robots de Rémi.




 Les Nephilims de Jolyane recherchent leurs sondes :



 Combat mécanique, les drones de deux ABRIs s'affrontent :




Les Nephilims de Jolyane (encore eux !) contre l'ISC de Kaah (eux aussi !)




 Hasard des appariements, sur la partie multijoueurs, le Compteur tombe sur l'épave du vaisseau Nephilim : il en est cernés de tous les côtés !



Le maître Nephilim et Angela, dos à dos. Peut-être dansent-ils le tango ?



Enfin, je tiens à remercier la boutique l'Antre du Dragon, à Liévin (près de Lens) qui nous a filé un chouette coup de pouce sur les lots. Si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à passer les voir. Ils sont super sympas en plus.





jeudi 4 juin 2015

Tutoriel : le Weathering #2

Après un premier article concernant le weathering avec de la Drawing Gum (ou du Maskol), voici une autre technique qui utilise cette fois un produit de chez Ammo of Mig Jimenez, le Chipping Effect.
De nouveau, il s'agit de peindre en premier lieu la couche inférieure (aprêt, métal, rouille), de poser un produit de masquage, puis de peindre les zones concernées de leur couleur d'origine. Enfin, on vient écailler cette dernière pour faire apparaître la couche inférieure, simulant ainsi des effets de peinture écaillée.

A la base, le Chipping Effect est prévu pour être posé à l'aéro. Sauf que moi, je n'ai pas d'aéro.
J'ai donc peint Freedom, un petit robot pour Eden afin de tester ce produit... au pinceau, histoire de voir si ça marchait quand même.

Illustration de Freedom, pour Eden/Escape


Les étapes, dans l'ordre :
1) peinture de toute la figurine dans des tons rouille (bruns, ocres et orange). Voir les étapes 1 à 4 du premier article concernant le weathering.

2) pose au pinceau du Chipping effect. Au pinceau donc, pour moi. Comme c'est assez liquide, je l'ai posé tel quel, sans dilution. Comme tout le robot est métallique, j'ai mis du Chipping effect sur l'ensemble de la figurine. Sur un personnage avec des zones d'armures, je n'en aurais posé que sur celles-ci, pas sur la peau ni les vêtements puisque ça n'aurait pas d'intérêt.
Puis on attend que le produit sèche. C'est un peu long, c'est la seule étape un peu contraignante à cause de la suivante car...

3) .. on pose la couleur de base "juste après" que le chipping effect ait séché. On n'est pas à la seconde près, hein. Mais à mon avis si on attend 3 jours ça marche moins bien. 

4) J'ai posé des éclaircissements un peu à la louche histoire de dégrossir les volumes.

5 et 6) On arrive au plus rigolo, le weathering. C'est là que la magie opère.

Le Chipping effect réagit lorsqu'il est en contact un certain temps avec l'eau. On mouille donc la surface à peindre avec un pinceau humide, on attend quelques secondes, puis on vient frotter les zones que l'on veut user. 
On peut utiliser un objet dur comme un cure dent ou la virole du pinceau, pour des marques franches, ou un pinceau qui donnera des usures un peu plus aléatoires. J'ai utilisé un pinceau pour brossage, dont les poils sont un chouille plus raides qu'un pinceau standard, et j'ai tapoté perpendiculairement les surfaces à endommager.

7) Voilà le résultat obtenu. Il reste à faire les finitions.





Ensuite on finit la peinture de façon classique.

J'ai passé des lavis sur le turquoise pour marquer les ombres, ré-éclairci les plaques de blindage, peint le métal et les détails. Et ça donne ça :



Le test est concluant pour moi. L'effet est là, et ce n'est pas compliqué à faire.

Mais alors, quel intérêt par rapport à la Drawing gum (en dehors du fait que ça sente meilleur) ?
L'intérêt de ce produit, c'est qu'on le pose partout où l'on veut, puis on vient faire nos effets où on a envie après coup. On peut choisir à quel moment s'arrêter, éventuellement ré-abîmer une zone plus tard si cela nous semble nécessaire.

La Drawing Gum (ou Maskol), une fois posée, fera sauter la peinture partout où on en as mis, et uniquement là où elle a été mise. Les deux techniques sont intéressantes, je trouve. Pour du gros écaillage de bourrin, je pense que le maskol est plus adapté, le Chipping effect permet quant à lui de faire un travail plus fin je pense.
Le bon point étant qu'a priori, il doit être possible de combiner les deux. Il faut que j'essaie un de ces jours.

mercredi 3 juin 2015

Tutoriel : le Weathering #1


Le "weathering", qui consiste a donner un aspect usé, sali, vieilli aux objets, s'est popularisé dans le petit monde de la peinture de figurines. Il existe tout un panel de techniques, de produits, qui sont utilisables pour obtenir différents rendus : peinture écaillée, rouille, mousse, coulures d'huiles, traces de pluie, etc.
Le weathering permet de donner un vécu aux véhicules, aux décors qui peuplent nos tables de jeux. Le bon point étant qu'il est possible d'avoir des rendu sympas sans que ce soit forcément très compliqué.


J'ai donc peint exprès un petit décor sans prétention pour pouvoir faire un tuto sur les tas de ferraille. On verra donc comment peindre des objets métalliques, qui auront traîné dehors un peu trop longtemps, et qui ont donc rouillé.
Il y a pas mal de photos comme vous allez le voir, car j'ai détaillé chaque étape, mais c'est assez rapide à faire.


Le but, donc, est d'arriver à faire ça :




Allons-y !

Je suis parti d'une sous-couche blanche parce que je l'avais sous la main, mais ça marche également en partant du noir. J'utilise des vieilles références GW, des références actuelles, et aussi de l'Army Painter. Notez juste que l'on se fiche des couleurs exactes, c'est la méthode qui compte, et puis fiez vous aux couleurs des photos. 

La première étape consiste à peindre tout le métal comme s'il était rouillé.


1) Je commence par tout peindre en orange. Facile.



Pour les étapes suivantes, je prends un vieux pinceau dont la pointe ne se tient plus. Je l'utilise en tapotant la surface à peindre, pour faire plein de tâches et de points aléatoires. Le tout avec une peinture diluée.

Comme ça (le bidon de gauche a reçu la deuxième couche, le droit est en cours):



2) Je fais des taches avec un brun rouge, type vermin brown, bestial brown etc.
J'en ai profité pour le passer aussi sur mes rochers, dont c'est la couleur de base.



3) Pareil avec un marron plus sombre, genre scorched brown, rhinox hide.



4) Et je finis avec un brun jaune, ici snakebite leather.



On en a fini avec la rouille. On pourrait faire plus simple en peignant juste tout en orange, mais pour le temps que ça prend, j'aime autant faire les 4 étapes. Ca apporte de la profondeur, de la richesse et de la texture.

Normalement, ça ressemble plus ou moins à ça :



Alors, à ce stade on a des bidons tout rouillés. On va maintenant les peindre. Mais d'abord, on s'amuse un peu.

Il nous faut :
- de la Drawing Gum (ou du Maskol, c'est pareil kif-kif)
- un truc peint "rouillé" (ici les bidons)
- de la mousse, genre mousse de blister, ou alors les mousses qu'on retire des mallettes de transport de figs. Au pire, vous avez au moins une vieille éponge ?



5) Le masquage.

Je déchire un petit bout de mousse de blister, pour avoir un bord irrégulier. Je le trempe dans la Drawing Gum (je le fais dans le couvercle, plus pratique) et on tapote pour poser la gomme un peu n'importe comment. On peut faire de petites taches, des grosses, des zones plus concentrées ou au contraire vierges. Plus vous mettrez de gomme, plus la rouille sera apparente.



6) La peinture d'origine.

On peint, une fois la gomme sèche, les bidons tels qu'ils étaient avant de rouiller. J'ai choisi un vert militaire. Ici, on peint "normalement". On peut utiliser des techniques de fou si on le fait par exemple sur une superbe fig ou un véhicule. Moi là c'est du décors, alors j'ai peint ça plif-plouf avec mon pinceau pourri.

D'abord la couleur de base. Vous pouvez voir que je ne me suis pas forcément préoccupé des recoins où l'orange reste apparent, puisque par la suite on va de toutes façons faire ré-apparaître la rouille :



Base que j'ai éclaircie en y ajoutant du blanc :



Et comme j'étais motivé, j'ai ajouté quelques marquages blancs :



A ce stade, on a des bidons peints avec un rendu "classique". Je me suis occupé du socle, et j'ai donc obtenu ceci :



Pas mal.
Mais ça manque de vécu. On va donc passer au plus rigolo : tout pourrir ! Haha.


7) On fait sauter la peinture.

Le but ici est de retirer la Drawing Gum. En frottant la fig/le décor, on "arrache" la gomme. La peinture posée par dessus part donc avec, tandis que la peinture posée avant reste en place, et apparaît donc.
On peut frotter un peu avec ce qu'on veut, mais un petit truc tout con qui marche bien, c'est d'utiliser le bout de mousse de blister avec lequel on a appliqué la gomme. La gomme qui aura séchée dessus marche très bien, ça décolle bien la Drawing gum sans agresser la peinture.

Et paf un beau bidon écaillé !



En jouant sur la quantité de gomme qu'on a posée en étape 5, on peut moduler le rendu, depuis un léger piquetage, jusqu'à des zones qui tombent complètement en ruine.

On peut en rester là.
Moi j'ai découvert récemment le Streaking Rust d'Ammo of Mig Jimenez, que je trouve génial. Alors vous imaginez bien que je ne me suis pas privé !


8 ) Les coulures de rouille.

Le Streaking rust, c'est en gros un lavis constitué de pigments rouille dans du medium enamel. On doit pouvoir faire ça soi-même avec des pigments, mais l'intérêt ici c'est que c'est prêt à l'emploi. On ne se pose pas de questions.
On commence par bien mélanger le produit. Puis on le pose là d'où on veut faire partir les coulures de rouille. Et on "tire" un peu le lavis vers le bas.
Aucun soin de requis, cette étape est réversible. En plus, on peut laisser sécher et venir y retoucher plusieurs heures plus tard. Parfait pour moi. 




Et pour finir, je prends un pinceau propre, très légèrement imbibé de diluant (si on charge le pinceau, on "efface" complètement le lavis... cela dit ça peut servir). Et on vient tirer le lavis de haut en bas pour créer un voile qui se dégrade, et des lignes de coulure de rouille.

On a tout le temps qu'on veut pour cette étape. J'ai fini de peindre le décor hier soir, et ce matin avant de prendre les photos, j'ai retouché une coulure dont le rendu ne me plaisait pas.


Et voilà le résultat :



Voilà un petit décor qui sera parfait pour un jeu post-apo, ou même contemporain ou sci-fi.

En utilisant les mêmes techniques, on peut obtenir ce genre de rendus sur des épaves de voitures, par exemple :





A vous de jouer !