Il y a quelques temps, avec mon copain Syntaxerror, on a fait notre première vraie partie de
Fury. On avait
fait le scénario d'initiation du livre de règles, ça avait permis de tester un peu le jeu nous avait donné envie de retenter le coup.
Premier point : suite à cette partie, notre première impression s'est confirmée. La mission du bouquin (frittons nous dans la joie et les coquelicots) est vraiment un scénario d'initiation, qui n'a d'autre but que de découvrir le jeu dans un cadre simple.
Avec un vrai scénario, c'est infiniment plus intéressant. Bref, ne vous arrêtez pas au scénario d'initiation, vous manqueriez tout l'intérêt du jeu. Ceci étant dit, allons-y !
Le scénario joué était "La Faveur du Grand Horloger", paru dans un numéro de Ravage.
En résumé, l'autel une machine étrange, se trouve en milieu de table, et deux réflecteurs qu'il faut activer afin de mettre en route la machinerie. La fig ayant la plus faible valeur au contact de l'autel au moment où il est activé reçoit la bénédiction du Grand Horloger lui-même.
Il y a des effets rigolos, à savoir que quand on active un réflecteur on peut se téléporter à proximité de l'autre, ou le faire surcharger (ce qui colle des pains aux gens autour) et d'autres trucs amusants.
Comme on n'avait absolument rien prévu, on n'avait pas de réflecteurs ni d'autel. Pour l'autel, on a pris un décor avec un bidule technologique dessus. Pour les réflecteurs... on a trouvé que deux Yétis feraient bien l'affaire : la surcharge du réflecteur, c'est le Yéti qui s’énerve et tabasse tout ce qui passe, et la téléportation, c'est les Yétis qui se balancent les gens (paraît que c'est un sport très populaire chez eux !).
Bien évidemment, nous n'avons pris aucune note, il faudra vous contenter de morceaux choisis illustrés par mes photos. On va essayer de compenser avec de l'humour très fin, une mise en scène dramatique et des dialogues de haut vol.
Mes fiers Gobelins menés pas Motan affrontent les superbes Orques de Syntax', dirigés par Hagrad le Virulent.
Les bandes sont chacune déployées dans les coins opposés. Oui, chaque bande a le droit de se déployer dans deux coins, sur la même diagonale. Il est fou ce Whispe ! ^^
Les vaillants Gobelins sont en bas à gauche et en haut à droite.
Hagrad va titiller un Yéti d'entrée de jeu.
Ar'garde le gros puant, comme l'appellent mes Gobelins, va chatouiller le Yéti.
Syntaxerror la joue agressif dès le départ, et se place de manière à pouvoir me cogner dessus si je tente quoique ce soit.
Toi là-bas, je vais te coller une bastos !
Le guerrier orque vient régler ses comptes avec mon brave gobelin qui était juste là pour cueillir des herbes, comme en attestent sa serpette et le seau sur sa tête.
- Grreuh espèce de demi-portion.
- Attends que je te pète la rotule tu feras moins le malin !
Ici, c'est l'arrière plan qui compte. Mon fusilier qui voit le paladin lui débouler dessus se tire ailleurs (tu valides Whispe ?)
- Tu vas lui faire quoi à ma rotule ?
- Je vais lui péter sa gueule... et après je te pète ta gueule à toi.
Bim. Fallait pas faire chier le gobelin.
- Aïeuh.
- Bien fait.
Juste à côté de l'autel, l'autre légionnaire charge mon défenseur, qui attendait opportunément que l'autel ne s'active. Heureusement, mon autre guerrier s'étant libéré de la tache qui l'accaparait (oui oui, la tache, l'orthographe est délibérée).
"T'aurais pas du d'approcher de l'autel, petit merdeux"
"Je suis là copain, regarde je te fais des signes avec ma faucille !"
Hagrad le Virulent vient s'expliquer avec Motan. Mon fusilier lui tire dessus à bout portant, le blessant sérieusement.
"Vas-y chef, je l'ai blessé !"
Motan étant frustré que Hagrad ne soit pas tombé sous les balles décide d'aller finir le travail.
"Bon gamin, je m'occupe de Bioman jaune, mais tu me gardes le Yéti à l'oeil hein !"
"Pas bouger Yéti ! Pas bouger !"
Les Gobelins étant plus vifs que les Orques, Motan tapera le premier. Je décide donc d'adopter une posture offensive qui m'accorde une attaque supplémentaire en sacrifiant ma défense. Syntaxerror choisit une Frappe ciblée pour Hagrad, qui lui donnera un bonus au jet de dé contre une baisse de Réflexe (qui est déjà inférieur à celui de Motan).
Et je fais LE jet de la partie : réussite critique avec un beau 10...
... et bye-bye Hagrad !
"Bravo chef ! Eh, vous avez vu, il a pas bougé le Yéti !"
Au centre, le légionnaire tente une posture offensive :
Avec les petites cartes de combat de Jerreck, indispensables.
Les peaux-vertes, c'est comme les chiens. Plus c'est petit, plus c'est teigneux :
"Je trouve qu'ils sont un peu mous-mous les romains cette année, non ?"
Seul le paladin, qui entre temps a broyé mon autre fusilier, est encore en état de combattre. Motan, en grand
lâche stratège envoie ses mecs au turbin pendant que lui
se planque surveille le Yéti susceptible.
"Allez-y vous... euh vous avez un bouclier, j'ai oublié le mien au Direktorat."
Le paladin tente le tout pour le tout. Les Gobelins se la jouent collectif, et tombent le colosse.
Victoire de la plus belle faction du jeu, les Gobelins de la RSSG !
Bon, on ne dirait pas comme ça parce que comme je n'ai aucune note donc on n'a pas les détails, mais en milieu de partie j'étais super mal barré et je pensais que c'était foutu pour moi. Mais réussir à clouer Hagrad sur place a complètement renversé la partie.
Pour le reste... vous savez ce qu'on dit : ce sont les vainqueurs qui écrivent l'histoire. Et un peu de propagande n'a jamais fait de mal. ^^